Conformité réglementaire en Espagne : ce que les entreprises étrangères doivent mettre en place avant le jour J
- Patrik Rouault
- 23 févr.
- 15 min de lecture

Les erreurs de conformité les plus coûteuses en Espagne ne sont pas commises par des entreprises négligentes. Elles sont commises par des entreprises sérieuses — des entreprises qui ont supposé que leurs pratiques nationales s'appliqueraient sans adaptation à l'étranger. Ce n'est pas le cas.
Ce guide couvre ce que vous devez mettre en place avant d'embaucher votre premier salarié, de signer votre premier contrat ou de facturer votre premier client espagnol. Il n'est pas exhaustif — le droit réglementaire espagnol est complexe et spécifique à chaque secteur. Mais il est honnête, pratique, et rédigé à partir d'expérience directe avec des entreprises étrangères qui s'implantent en Espagne.
Qu'est-ce que la conformité réglementaire en Espagne ?
La conformité réglementaire en Espagne désigne l'ensemble des obligations légales, fiscales et administratives que toute entreprise opérant en Espagne doit respecter — quelle que soit la localisation de sa société mère. Ces obligations existent à plusieurs niveaux : droit national, directives de l'Union européenne, réglementations sectorielles, et dans certains cas exigences des communautés autonomes (régions).
Pour une entreprise étrangère qui s'implante en Espagne, la conformité couvre cinq domaines principaux :
Immatriculation fiscale et obligations fiscales continues (Agencia Tributaria)
Immatriculation à la Sécurité sociale pour l'employeur et les salariés (TGSS — Tesorería General de la Seguridad Social)
Conformité au droit du travail (Estatuto de los Trabajadores, Convenios Colectivos)
Obligations en matière de protection des données en vertu du RGPD et du droit national espagnol (AEPD — Agencia Española de Protección de Datos)
Licences sectorielles et réglementations propres à chaque activité
Manquer à l'une de ces obligations peut entraîner des pénalités importantes, des perturbations opérationnelles ou des atteintes à la réputation dès les premiers mois d'activité.
Les 6 piliers de conformité pour les entreprises étrangères en Espagne
1. Immatriculation fiscale — Agencia Tributaria
Avant que votre entité espagnole puisse légalement facturer ou exercer une activité en Espagne, elle doit être enregistrée auprès de l'Agencia Tributaria, l'administration fiscale nationale espagnole.
Le formulaire d'immatriculation principal est le Modelo 036 (ou Modelo 037 pour les cas plus simples). Il déclare les obligations fiscales de l'entreprise et déclenche l'attribution d'un CIF (Código de Identificación Fiscal) — le numéro d'identification fiscale espagnol pour les personnes morales.
Les principales immatriculations fiscales comprennent généralement :
Immatriculation à la TVA (IVA) — la TVA espagnole est actuellement de 21 % pour la plupart des biens et services (taux général, confirmé 2026), avec des taux réduits de 10 % et 4 % pour des catégories spécifiques
Impuesto de Sociedades (impôt sur les sociétés) — le taux standard est de 25 %, avec un taux réduit de 15 % pour les sociétés nouvellement créées lors de leurs deux premiers exercices bénéficiaires (confirmé 2026 en vertu de la Ley de Startups/LISMEI)
Declaraciones informativas — obligations déclaratives périodiques (mensuelles, trimestrielles ou annuelles selon le chiffre d'affaires)
⚠ Taux confirmés en février 2026. Les taux de TVA et d'impôt sur les sociétés sont fixés chaque année. Pour les dernières mises à jour, consultez le site de l'Agencia Tributaria (www.agenciatributaria.es).
Note NeoRetos : l'immatriculation fiscale est la première étape de tout accompagnement à l'entrée sur le marché espagnol. NeoRetos coordonne avec des gestorías et des conseillers fiscaux qualifiés pour s'assurer que cette étape est réalisée correctement avant le début de toute activité commerciale.
2. Sécurité sociale — immatriculation auprès de la TGSS
La Tesorería General de la Seguridad Social (TGSS) est l'organisme public chargé de gérer les cotisations sociales en Espagne. L'immatriculation de l'employeur auprès de la TGSS est obligatoire avant d'embaucher votre premier salarié.
Les obligations comprennent :
Ouverture d'un compte employeur (Cuenta de Cotización) — à ouvrir auprès de la TGSS avant la date de début d'emploi
Affiliation des salariés (afiliación) — enregistrement de chaque salarié dans le système de Sécurité sociale
Paiements mensuels des cotisations — les cotisations patronales espagnoles représentent un poste de coût salarial significatif
À titre indicatif : les cotisations patronales à la Sécurité sociale représentent généralement entre 29 % et 33 % du salaire brut, selon la catégorie professionnelle du salarié et le Convenio Colectivo applicable. Le coût exact dépend également du code CNAE de l'activité de l'entreprise, les taux d'assurance contre les accidents du travail variant selon le profil de risque du secteur. Les employeurs doivent également cotiser à hauteur de 0,75 % au titre du MEI (Mecanismo de Equidad Intergeneracional), en vigueur en 2026. Les taux sont fixés annuellement par la TGSS.
⚠ Pour un détail précis des taux de cotisation en vigueur, consultez le site de la TGSS (www.seg-social.es) ou une gestoría qualifiée. Notre article sur le salaire brut-net en Espagne apporte des éléments de contexte complémentaires.
3. Droit du travail — Estatuto de los Trabajadores et Convenios Colectivos
Le cadre du droit du travail espagnol est régi par l'Estatuto de los Trabajadores (ET) — le code du travail — complété par des Convenios Colectivos (conventions collectives) propres à chaque secteur. Ces deux textes s'appliquent à toutes les entreprises opérant en Espagne, quel que soit le pays d'origine de la société mère.
Les obligations essentielles comprennent :
Contrats de travail écrits — obligatoires dans la plupart des cas ; certaines clauses sont imposées par la loi
Respect du Convenio Colectivo applicable — il fixe les salaires minima, la durée du travail, les droits aux congés et d'autres conditions pour votre secteur. Il n'est pas optionnel.
Respect du Salario Mínimo Interprofesional (SMI) — le salaire minimum national espagnol, fixé à 1 221 €/mois (14 mensualités) soit 17 094 €/an en 2026 (Real Decreto 126/2026)
Enregistrement du temps de travail (registro de jornada) — obligatoire depuis 2019, renforcé par des orientations mises à jour en 2025. Toutes les entreprises doivent enregistrer quotidiennement les heures travaillées par chaque salarié.
Périodes d'essai — encadrées par l'ET et le Convenio applicable ; les durées maximales varient selon le type de contrat
Le droit du travail en Espagne est fortement orienté vers la protection des salariés. Le non-respect, même involontaire, peut déclencher des contrôles de l'Inspección de Trabajo et entraîner des sanctions financières.
4. Protection des données — RGPD et AEPD
L'Espagne applique intégralement le Règlement général sur la protection des données (RGPD), transposé en droit national par la LOPDGDD (Ley Orgánica de Protección de Datos y Garantía de los Derechos Digitales). L'autorité de contrôle en Espagne est l'AEPD (Agencia Española de Protección de Datos).
Principales obligations pour les entreprises étrangères opérant en Espagne :
Tenir un registre des activités de traitement (RoPA) — obligatoire pour la plupart des organisations
Désigner un délégué à la protection des données (DPO) si requis par l'article 37 du RGPD (organismes publics, surveillance systématique à grande échelle, ou traitement de données sensibles à grande échelle)
Mettre en œuvre des mesures techniques et organisationnelles appropriées (MTO) — documentées et démontrables
Établir une base légale pour chaque activité de traitement
Disposer de procédures opérationnelles pour l'exercice des droits des personnes (accès, effacement, portabilité, etc.)
Notifier les violations de données à l'AEPD dans un délai de 72 heures lorsqu'elles sont susceptibles d'engendrer un risque pour les personnes
Le RGPD s'applique à toute entreprise traitant des données personnelles de personnes situées en Espagne ou dans l'UE — quelle que soit la localisation de l'entreprise. Une société britannique ou américaine ayant des clients espagnols doit se conformer au RGPD.
⚠ Les sanctions pour infractions au RGPD dans le cadre de l'application espagnole peuvent atteindre jusqu'à 20 millions d'euros ou 4 % du chiffre d'affaires mondial annuel, selon le montant le plus élevé, pour les infractions graves (article 83 du RGPD). L'application du RGPD par l'AEPD s'est intensifiée ces dernières années ; les PME et les filiales ne sont pas exemptées. Pour les obligations sectorielles en matière de données (santé, services financiers, données RH), consultez un avocat spécialisé en protection des données.
5. Licences sectorielles et réglementations propres à chaque activité
Selon votre activité, vous pouvez avoir besoin d'autorisations, de licences ou d'enregistrements auprès de régulateurs sectoriels spécifiques, en plus des obligations générales mentionnées ci-dessus. Ce domaine est très variable.
Exemples d'organismes de réglementation sectoriels en Espagne :
CNMV (Comisión Nacional del Mercado de Valores) — services financiers, sociétés d'investissement et marchés de capitaux
AEMPS (Agencia Española de Medicamentos y Productos Sanitarios) — médicaments, dispositifs médicaux, produits de santé
DGOJ (Dirección General de Ordenación del Juego) — jeux d'argent en ligne
CNMC (Comisión Nacional de los Mercados y la Competencia) — utilities réglementés, télécommunications et marchés de l'énergie
Registro de Agencias de Viajes — opérateurs touristiques et agences de voyage
Obtenir une autorisation sectorielle spécifique avant de commencer l'activité n'est pas optionnel. Opérer sans la licence requise dans un secteur réglementé peut entraîner une fermeture immédiate et des sanctions importantes.
Recommandation pratique : identifiez les exigences réglementaires de votre secteur avant de choisir une structure juridique ou d'embaucher du personnel. NeoRetos peut vous aider à cartographier le paysage réglementaire de votre activité spécifique dans le cadre des phases Awareness et Assessment de la méthode 5A.
6. Gouvernance d'entreprise — Registro Mercantil et obligations annuelles
Une fois votre entité espagnole constituée (généralement une S.L. — Sociedad de Responsabilidad Limitada), des obligations de gouvernance d'entreprise s'appliquent de manière continue :
Comptes annuels (cuentas anuales) — doivent être approuvés par les associés dans les 6 mois suivant la clôture de l'exercice, puis déposés au Registro Mercantil dans le mois suivant leur approbation (en pratique, au plus tard 7 mois après la clôture)
Approbation des comptes annuels — nécessite une résolution formelle des associés ou du conseil d'administration
Audit légal — obligatoire si la société dépasse deux des trois seuils pendant deux exercices consécutifs : actif supérieur à 3 565 000 €, chiffre d'affaires supérieur à 7 125 000 €, ou plus de 50 salariés (seuils mis à jour par une réforme majeure de 2026 — ces chiffres remplacent les anciens seuils de 2,85 M€ et 5,7 M€)
Documentation du conseil d'administration — les procès-verbaux, résolutions et procurations doivent être maintenus et disponibles pour inspection
Déclaration du Titular Real (bénéficiaire effectif) — depuis la constitution, l'identité des bénéficiaires effectifs ultimes de la société doit être déclarée et mise à jour au Registro Mercantil. Cette obligation fait l'objet d'un contrôle renforcé dans le cadre de la législation espagnole anti-blanchiment et doit être traitée au moment de la constitution, et non comme une formalité secondaire
Le non-dépôt des comptes auprès du Registro Mercantil entraîne la fermeture automatique des inscriptions de la société (cierre registral), ce qui empêche tout acte juridique — notamment l'embauche, l'ouverture de comptes bancaires ou la signature de contrats — jusqu'à régularisation.
Le calendrier de conformité : quoi faire et à quel moment
⚠ Tous les délais sont indicatifs et basés sur le droit espagnol général en vigueur en février 2026. Les délais de dépôt peuvent évoluer et varient selon le type d'entité. Vérifiez avec votre gestoría.
Que se passe-t-il en cas de non-conformité ? Sanctions et risques
Les sanctions pour non-conformité en Espagne ne sont pas symboliques. Elles sont réelles, exécutoires et s'accumulent rapidement. Voici les principaux domaines de risque, avec les fourchettes de sanctions vérifiables à partir des textes de loi primaires.
Non-conformité fiscale — Agencia Tributaria
En vertu de la Ley General Tributaria (Loi 58/2003), les sanctions pour infractions fiscales sont classées en infractions mineures, graves ou très graves :
Infractions mineures : 50 % du montant non payé, avec des réductions en cas de paiement rapide et de coopération
Infractions graves : 50 % à 100 % du montant non payé
Infractions très graves (fraude, dissimulation) : 100 % à 150 % du montant non payé
Des intérêts de retard s'appliquent également sur tout montant impayé : le taux fiscal (Agencia Tributaria) est de 4,0625 % pour 2026 ; le taux de retard de paiement commercial est de 10,15 % (1er semestre 2026, selon le BOE).
Droit du travail — Inspección de Trabajo
L'Inspección de Trabajo y Seguridad Social (ITSS) contrôle le respect de l'Estatuto de los Trabajadores et des réglementations connexes. Les sanctions en vertu de la LISOS (Ley sobre Infracciones y Sanciones en el Orden Social) vont de :
Infractions mineures : 70 € à 2 244 € par infraction
Infractions graves : 2 246 € à 7 500 €
Infractions très graves : 7 501 € à 225 018 €
La requalification de travailleurs (faux indépendants) et le non-respect des obligations d'enregistrement du temps de travail sont des domaines fréquemment contrôlés, classifiés comme infractions graves ou très graves.
Sécurité sociale — TGSS
Le défaut d'immatriculation des salariés ou le retard de paiement des cotisations génère automatiquement des majorations (recargos) sur les cotisations impayées, allant généralement de 10 % à 35 % selon le délai, en plus des intérêts de retard.
RGPD — AEPD
Les sanctions pour infractions au RGPD sont échelonnées en vertu de l'article 83 du RGPD :
Infractions moins graves : jusqu'à 10 millions d'euros ou 2 % du chiffre d'affaires mondial annuel
Infractions les plus graves : jusqu'à 20 millions d'euros ou 4 % du chiffre d'affaires mondial annuel
L'application du RGPD par l'AEPD s'est renforcée ces dernières années. Les PME et les filiales ne sont pas exemptées.
Les 4 erreurs de conformité les plus coûteuses des entreprises étrangères en Espagne
Ce sont des situations que NeoRetos observe régulièrement en travaillant avec des entreprises étrangères qui s'implantent en Espagne — et non des scénarios inventés.
Erreur n°1 : facturer avant d'avoir finalisé l'immatriculation fiscale
Un scénario courant : une entreprise étrangère sécurise son premier client espagnol avant que la structure juridique et l'immatriculation fiscale ne soient finalisées. Sous la pression de démarrer la relation commerciale, elle émet des factures depuis l'entité mère ou reporte l'immatriculation. Cela crée un problème de conformité rétroactif avec l'Agencia Tributaria, peut générer des difficultés pour le client espagnol en matière de récupération de TVA, et fragilise la relation avant même qu'elle ait démarré.
Recommandation pratique : finalisez l'immatriculation Modelo 036 avant d'émettre toute facture depuis une entité espagnole. Si vous devez facturer depuis votre entité mère pendant la phase de constitution, vérifiez avec un conseiller fiscal que cela est légalement correct pour votre structure.
Erreur n°2 : requalifier des salariés en indépendants (faux autónomos)
Le droit du travail espagnol applique un test de dépendance économique aux relations de travail. Si un individu travaille exclusivement ou principalement pour votre entreprise, s'intègre dans votre structure de travail et ne dispose pas d'une véritable autonomie entrepreneuriale, il sera probablement requalifié en salarié — quelle que soit l'intitulé du contrat. L'Inspección de Trabajo enquête activement sur ces situations.
Recommandation pratique : avant de faire appel à un travailleur en Espagne en qualité d'autónomo, faites examiner la situation par un avocat en droit du travail espagnol. Le risque de requalification — incluant le rappel de cotisations sociales et des pénalités — est significatif. La Ley Rider (initialement ciblée sur les livreurs de plateformes, désormais appliquée de manière élargie depuis 2024-2025) a intensifié les contrôles de l'inspection du travail en matière de fausse sous-traitance ; ce risque ne se limite plus aux secteurs de la logistique ou des plateformes.
Erreur n°3 : ignorer le Convenio Colectivo applicable
De nombreuses entreprises étrangères fixent les salaires en fonction de leurs grilles de rémunération internes, sans vérifier si le Convenio Colectivo applicable impose des minima plus élevés. Dans des secteurs tels que le conseil, la technologie, l'hôtellerie ou la logistique, la convention collective établit des planchers salariaux contraignants, des limites de durée du travail et des avantages supplémentaires (tickets repas, transport, etc.). L'ignorance de la convention applicable n'est pas une défense recevable.
Recommandation pratique : identifiez le Convenio Colectivo applicable à votre secteur et à vos catégories de salariés avant de fixer la rémunération. Notre article sur les benchmarks salariaux en Espagne apporte des éléments de contexte sur les niveaux de marché.
Erreur n°4 : traiter le RGPD comme une formalité ponctuelle
Certaines entreprises rédigent une politique de confidentialité et une bannière cookies avant le lancement et considèrent leurs obligations RGPD comme remplies. Le RGPD est un programme de conformité vivant, et non un exercice ponctuel. Il exige une documentation continue, des révisions régulières, une gestion des prestataires, des formations et des procédures de gestion des violations de données. L'AEPD a le pouvoir de contrôler les entreprises de manière proactive — et pas seulement en réponse à des plaintes.
Recommandation pratique : désignez dès le premier jour un responsable interne de la conformité RGPD. Faites appel à un spécialiste de la protection des données pour construire votre programme de conformité, notamment si vous traitez des données RH, des données clients ou des catégories de données sensibles.
Conformité réglementaire et structure juridique : une distinction essentielle
Ces deux questions sont liées mais distinctes, et les confondre est une erreur fréquente.
Choisir votre structure juridique (S.L., succursale, représentant commercial, etc.) est une décision stratégique et juridique qui détermine la façon dont votre entité est constituée, la façon dont elle est imposée et la façon dont la responsabilité est répartie. C'est une décision ponctuelle aux implications à long terme.
La conformité réglementaire est une obligation opérationnelle continue qui s'applique une fois votre structure en place. Les exigences de conformité varient selon la structure choisie — par exemple, une succursale (sucursal) a des obligations d'enregistrement et de reporting différentes de celles d'une S.L.
La recommandation pratique : choisissez d'abord votre structure, comprenez ses implications en matière de conformité, puis construisez votre feuille de route réglementaire en conséquence.
Pour une comparaison détaillée des structures juridiques disponibles pour les entreprises étrangères en Espagne, voir : Quelle structure juridique choisir pour l'Espagne ? (NeoRetos, décembre 2025) et S.L. vs S.A. en Espagne : guide complet (NeoRetos, novembre 2025).
Pour une vue d'ensemble sur le recrutement, voir : Embaucher des salariés en Espagne en 2026 : guide pratique complet (NeoRetos, janvier 2026).
Comment NeoRetos accompagne la conformité réglementaire
NeoRetos est un cabinet de conseil, et non un cabinet d'avocats ou un cabinet de conseil fiscal. Cette distinction est importante — et nous la communiquons clairement à chaque client.
Ce que NeoRetos fait :
Cartographie les obligations réglementaires applicables à votre situation spécifique en Espagne — structure juridique, secteur, effectif et activité
Coordonne avec des spécialistes locaux qualifiés — gestorías, avocats en droit du travail espagnol, conseillers fiscaux et consultants en protection des données — pour s'assurer que rien n'est oublié
Gère le séquençage et le calendrier des actions de conformité, afin que chaque étape soit réalisée dans le bon ordre avant le démarrage des opérations
Agit comme point de contact unique et responsable tout au long du processus d'entrée sur le marché, vous évitant de gérer plusieurs spécialistes déconnectés les uns des autres
Conseille sur les priorités et sur ce qui peut être échelonné — une perspective opérationnelle que les grands cabinets de conseil négligent souvent
Ce que NeoRetos ne fait pas : fournir des conseils juridiques ou fiscaux directs, valider des déclarations réglementaires, ni agir en tant que représentant légal devant les autorités espagnoles.
Si vous n'êtes pas certain des obligations réglementaires qui s'appliquent à votre situation spécifique en Espagne, NeoRetos peut vous aider à cartographier le paysage et à vous mettre en contact avec les bons spécialistes.
Clause de non-responsabilité : cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique, fiscal ou financier. La réglementation espagnole évolue fréquemment. Vérifiez toujours les chiffres et exigences en vigueur auprès des sources officielles (Agencia Tributaria, TGSS, BOE) ou consultez un avocat espagnol qualifié ou une gestoría avant de prendre toute décision.
Questions fréquentes
1. Quelles sont les principales obligations réglementaires pour les entreprises étrangères en Espagne ?
La conformité réglementaire en Espagne pour les entreprises étrangères couvre cinq domaines principaux : l'immatriculation fiscale auprès de l'Agencia Tributaria (TVA et impôt sur les sociétés), l'immatriculation à la Sécurité sociale auprès de la TGSS, le respect du droit du travail en vertu de l'Estatuto de los Trabajadores et du Convenio Colectivo applicable, les obligations de protection des données en vertu du RGPD supervisées par l'AEPD, et — selon le secteur — des licences ou autorisations sectorielles spécifiques.
2. Comment s'immatriculer à la TVA (IVA) en Espagne en tant qu'entreprise étrangère ?
L'immatriculation à la TVA en Espagne s'effectue via la déclaration Modelo 036 déposée auprès de l'Agencia Tributaria. Ce formulaire couvre également l'immatriculation à l'impôt sur les sociétés et est le document principal pour l'obtention de votre CIF espagnol (numéro d'identification fiscale). L'immatriculation peut être réalisée par une gestoría en votre nom et doit être finalisée avant tout début d'activité de facturation.
3. Qu'est-ce que la TGSS et pourquoi dois-je m'y immatriculer ?
La Tesorería General de la Seguridad Social (TGSS) est l'organisme public chargé de gérer la Sécurité sociale en Espagne. Les employeurs doivent ouvrir une Cuenta de Cotización (compte employeur) auprès de la TGSS avant d'embaucher leur premier salarié. Chaque salarié doit également être individuellement affilié. Les cotisations mensuelles couvrant la retraite, le chômage, la santé et d'autres prestations sont ensuite payables à la TGSS tout au long de la relation de travail.
4. Quelles sont les sanctions en cas de non-respect du droit du travail en Espagne ?
Les sanctions pour infractions au droit du travail en Espagne sont fixées par la LISOS et appliquées par l'Inspección de Trabajo y Seguridad Social. Les amendes vont de 70 à 2 244 € (mineure), de 2 246 à 7 500 € (grave), à 7 501–225 018 € (très grave). Depuis l'intensification des contrôles liée à la Ley Rider (applicable au-delà des secteurs logistiques), la requalification de travailleurs et les manquements à l'enregistrement du temps de travail sont des cibles prioritaires d'inspection.
5. Dois-je me conformer au RGPD en Espagne si mon entreprise est basée à l'étranger ?
Oui. Le RGPD s'applique à toute organisation qui traite des données personnelles de personnes situées dans l'UE — quelle que soit la localisation de l'organisation elle-même. Une entreprise française, allemande, britannique ou américaine ayant des clients, des salariés ou des contacts espagnols est soumise au RGPD. En Espagne, l'autorité de contrôle est l'AEPD (Agencia Española de Protección de Datos), qui a le pouvoir d'enquêter sur les organisations non conformes et de les sanctionner.
6. Qu'est-ce qu'un Convenio Colectivo et s'applique-t-il à mon entreprise étrangère ?
Un Convenio Colectivo est une convention collective sectorielle négociée entre les organisations patronales et les syndicats. Elle fixe des conditions d'emploi minimales contraignantes — notamment les planchers salariaux, la durée du travail, les droits aux congés et les avantages supplémentaires — pour toutes les entreprises opérant dans ce secteur en Espagne. Elle s'applique à votre filiale ou succursale espagnole quel que soit le pays d'origine de votre société mère. La convention applicable dépend de votre activité économique et, dans certains cas, de votre localisation géographique. Identifier la bonne convention avant de fixer les conditions d'emploi est indispensable.
7. Combien de temps faut-il pour être pleinement conforme en Espagne ?
La mise en conformité de base — immatriculation fiscale, immatriculation à la Sécurité sociale, contrats de travail et documentation RGPD essentielle — prend généralement entre 4 et 10 semaines à partir de la décision de constitution, selon la rapidité des démarches administratives espagnoles et l'exhaustivité de vos documents. Les licences sectorielles spécifiques peuvent prendre sensiblement plus de temps. NeoRetos conseille généralement à ses clients de commencer la planification réglementaire au moins 3 mois avant la date de démarrage opérationnel souhaitée.
8. Qui accompagne les entreprises étrangères en matière de conformité réglementaire en Espagne ?
NeoRetos propose un accompagnement en conformité réglementaire dans le cadre de ses missions d'entrée sur le marché espagnol. Basé à Madrid avec plus de 15 ans d'expérience directe sur le marché, NeoRetos aide les entreprises étrangères à identifier les obligations réglementaires applicables à leur situation spécifique et coordonne avec des spécialistes locaux qualifiés — gestorías, avocats espagnols et experts-comptables — pour s'assurer que rien n'est oublié. Contactez NeoRetos à info@neoretos.com ou visitez www.neoretos.com pour réserver un premier appel découverte gratuit.
Vous n'êtes pas certain des obligations réglementaires qui s'appliquent à votre situation en Espagne ?
NeoRetos propose un premier appel découverte gratuit de 30 minutes pour vous aider à cartographier le paysage réglementaire en fonction de votre secteur et de votre structure juridique. Nous vous indiquons ce qui s'applique à vous, dans quel ordre, et avec quels spécialistes vous devez travailler.
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